Michel Journiac
Le Vierge Mère / Feu Jeanne, 1983-1987
Résine, plâtre, tissu, corde et bois, peinture, masque de Journiac, laque
152 x 68 x 110 cm
59,8 x 26,7 x 43,3 in
59,8 x 26,7 x 43,3 in
MJ041
© ADAGP Michel Journiac
Dans sa version originale, la sculpture était blanche, sans le sexe en érection. Michel Journiac semble s’inspirer de l’action 'Le Vierge Mère' créée en avril 1982 lors d’une manifestation non...
Dans sa version originale, la sculpture était blanche, sans le sexe en érection. Michel Journiac semble s’inspirer de l’action "Le Vierge Mère" créée en avril 1982 lors d’une manifestation non publique (puis au Musée d’art moderne à Paris en juin 1982), notamment de la première photo du portfolio du constat photographique de l’action (cf. MJ040 et vidéo), dans laquelle il se vêt d’un drapé blanc et se déguise en Vierge. Le visage de la sculpture est celui de l’artiste (masque thermorformé).
La sculpture a été conçue pour le spectacle « Organon – Méfaits divers » de Patrick Morelli au Musée d’art moderne de la ville de Paris en décembre 1982. Elle est complètement blanche, assise dans une baignoire, une hache est posée à côté d’elle.
Elle est ensuite reprise pour présenter le film de l’action « Le Vierge Mère » à la Galerie Michel Ozenne, en janvier 1983.
Elle est présentée dans une nouvelle version en juillet 1984 pour l’exposition « Le vivant et l’artificiel » à l’Hospice Saint Louis d’Avignon. Elle apparaît alors sur un lit, le corps bandé. La hache est peinte en rouge et lui fend le crâne.
La sculpture est également exposée sur le stand de Journiac au 4e Festival de l’Erotisme en février 1986 à Paris, avec le Totem du pouvoir, l’Androgyne, d’autres sculptures de « Meurtre et Sacré » et l’épée phallique de l’Action érotico-patriotique.
Journiac reprend enfin la sculpture en octobre 1987 et la modifie pour l’intervention intitulée « Feu-Jeanne », place Nationale dans le 13e arrondissement de Paris. Figure de Jeanne d’Arc, la sculpture est dorée, dans la version qui nous est parvenue. Journiac y ajoute un sexe en érection et l’assoit sur un tabouret. Elle est présenté sur un socle à l'extérieur, au centre de la place publique. Une performance accompagne la présentation de la sculpture : un comédien récite un texte de Michel Journiac en interpellant Jeanne et des fumigènes sont disposés tout autour de la sculpture.
La sculpture a été conçue pour le spectacle « Organon – Méfaits divers » de Patrick Morelli au Musée d’art moderne de la ville de Paris en décembre 1982. Elle est complètement blanche, assise dans une baignoire, une hache est posée à côté d’elle.
Elle est ensuite reprise pour présenter le film de l’action « Le Vierge Mère » à la Galerie Michel Ozenne, en janvier 1983.
Elle est présentée dans une nouvelle version en juillet 1984 pour l’exposition « Le vivant et l’artificiel » à l’Hospice Saint Louis d’Avignon. Elle apparaît alors sur un lit, le corps bandé. La hache est peinte en rouge et lui fend le crâne.
La sculpture est également exposée sur le stand de Journiac au 4e Festival de l’Erotisme en février 1986 à Paris, avec le Totem du pouvoir, l’Androgyne, d’autres sculptures de « Meurtre et Sacré » et l’épée phallique de l’Action érotico-patriotique.
Journiac reprend enfin la sculpture en octobre 1987 et la modifie pour l’intervention intitulée « Feu-Jeanne », place Nationale dans le 13e arrondissement de Paris. Figure de Jeanne d’Arc, la sculpture est dorée, dans la version qui nous est parvenue. Journiac y ajoute un sexe en érection et l’assoit sur un tabouret. Elle est présenté sur un socle à l'extérieur, au centre de la place publique. Une performance accompagne la présentation de la sculpture : un comédien récite un texte de Michel Journiac en interpellant Jeanne et des fumigènes sont disposés tout autour de la sculpture.
Provenance
Galerie J Donguy, ParisExpositions
- "Organon - Méfaits divers", spectacle de Patrick Morelli, Musée d'art moderne de la ville de Paris, octobre-décembre 1982 (première version, blanche, dans une baignoire)- "Le Vierge Mère", Galerie Michel Ozenne, Paris, janvier 1983 (blanche, pour la présentation du film de l'action)
- "Le vivant et l’artificel", Hospice Saint Louis, Avignon, juillet 1984 (nouvelle version, dans un lit, avec hache)
- 4e Festival de l'Erotisme, Paris, février 1986
- "Feu Jeanne", intervention dans l?espace public, Place Nationale, 13e arrondissement de Paris, 1er octobre 1987 (version actuelle, dorée, sur tabouret)
Catalogues
- Michel Journiac, Ecrits, "Feu-Jeanne Spectacle", Paris, Editions des Beaux-Arts de Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, 2013, pp. 134-135.- Isabelle Alfonsi, Geneviève Fraisse, Pour une esthétique de l’émancipation. Construire les lignées d’un art queer, Paris, B42, p. 96.