Né à Turin en 1991, Alfredo Aceto vit et travaille entre Paris et Genève. Il est diplômé de l’École
Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL), de la Mountain School of Arts à Los Angeles et de
l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (ENSBA). Il enseigne à l’ECAL.
Sa pratique traverse le film, l’installation, la sculpture, la photographie et le texte, et s’articule autour du corps et de la biographie comme lieux de friction entre histoires individuelles et récits collectifs.
Son travail se développe à partir d’une exploration des mécanismes de production, des images, des objets et des identités, en mobilisant des références issues de la psychanalyse, de la sociologie et de l’histoire de l’art. À travers des environnements situés à la frontière entre fiction et réalité, Aceto construit des espaces à habiter plutôt qu’à contempler. Les objets qu’il produit fonctionnent comme des éléments actifs : fragments d’archives industrielles, sculptures en tension, dispositifs temporels qui révèlent la porosité entre mémoire intime et structure sociale.
Marquées par une mélancolie diffuse et par des décalages temporels artificiels, ses œuvres interrogent la possibilité de manipuler le temps et de faire coexister différentes strates historiques au sein d’une même forme. Son travail opère par collisions : entre autobiographie et économie, entre tradition et culture populaire, entre vulnérabilité et contrôle. Le geste sculptural, le montage d’images et l’écriture deviennent ainsi des outils permettant de déconstruire des récits dominants et de reconfigurer des notions telles que l’échec, la désaliénation ou l’autorité.
Lors de sa résidence au Tremblay, Alfredo Aceto développera une recherche autour du bronze à la cire perdue et de l’image en mouvement, articulant son intérêt pour l’architecture du lieu à des souvenirs d’enfance liés au corps et aux processus d’émancipation. Ce temps de réflexion et de production est consacré à la création de nouvelles œuvres pour son exposition personnelle au Musée LAM de Lille en 2027.